Pourquoi faut il interdire les gaz lacrymogène.

Interdit comme arme de guerre, mais pas pour ses usages « civils », le gaz lacrymogène est d’autant plus dangereux qu’il est utilisé de manière irresponsable. Notamment en France, pays exportateur de ce produit et de son savoir-faire répressif…

Alors que la police utilise massivement le gaz lacrymogène à l’encontre des manifestants opposés à la loi travail il convient de s’intéresser de plus près à cette arme. Un examen dont résulte la nécessité d’interdire largement son usage pour protéger la population. Une mesure qui devrait accompagner la campagne en cours pour l’interdiction du flashball.




Une arme chimique illégale en temps de guerre

Il est généralement admis que les Mayas ont été les premiers à utiliser le gaz lacrymogène comme arme de guerre pour se défendre contre les colonisateurs européens en 1605. Toutefois, son usage s’est véritablement répandu pendant la Première guerre mondiale. La France, ayant découvert un intérêt militaire au gaz lacrymogène dès 1905, l’a d’abord utilisé contre les troupes allemandes en 1914, le gouvernement allemand a ensuite ordonné à ses soldats de riposter avec des armes encore plus toxiques.

Alors que la police utilise massivement le gaz lacrymogène à l’encontre des manifestants opposés à la loi travail il convient de s’intéresser de plus près à cette arme. Un examen dont résulte la nécessité d’interdire largement son usage pour protéger la population. Une mesure qui devrait accompagner la campagne en cours pour l’interdiction du flashball

Une arme chimique illégale en temps de guerre

Il est généralement admis que les Mayas ont été les premiers à utiliser le gaz lacrymogène comme arme de guerre pour se défendre contre les colonisateurs européens en 1605. Toutefois, son usage s’est véritablement répandu pendant la Première guerre mondiale. La France, ayant découvert un intérêt militaire au gaz lacrymogène dès 1905, l’a d’abord utilisé contre les troupes allemandes en 1914, le gouvernement allemand a ensuite ordonné à ses soldats de riposter avec des armes encore plus toxiques.

Après la guerre, les conventions de Genève ont successivement banni ces armes dans le droit de la guerre. Par contre, l’usage à l’encontre des civils est resté légal. Dans les années 1960 les pays soi-disant communistes ont proposé une interdiction totale. Lorsqu’en 1993 la Convention sur les armes chimiques a enfin été signée on y trouve à nouveau des exceptions pour l’usage domestique du gaz.

Une arme extrêmement dangereuse

D’après une étude de l’université de Yale, le gaz lacrymogène n’a pas seulement des effets irritants : il s’agit surtout d’un gaz neurotoxique. Ainsi, le contact avec ce gaz ne provoque pas seulement des douleurs immédiates, mais l’exposition prolongée au gaz lacrymogène peut causer des problèmes respiratoires sérieux, voire des crises cardiaques comme on peut le lire dans le Journal of the American Medical Association. Ces effets sont renforcés chez des enfants (que la police a par exemple gazés lors de la manifestation du 1er mai à Paris). Chez des femmes enceintes, il peut provoquer des fausses couches et s’avère mortel pour des personnes souffrant d’asthme ou d’autres problèmes bronchiques.

Le gaz lacrymogène peut non seulement asphyxier des adultes – comme l’atteste l’AFP – mais les tirs de gaz lacrymogène peuvent également provoquer la mort : deux cas en récents en Palestine le démontrent. Par ailleurs, le médecin Sven-Eric Jordt indique que personne ne connaît les effets à long terme de l’exposition au gaz lacrymogène, mais souligne que, dans l’immédiat, il cause des blessures significatives et cela alors que son usage par la police semble se normaliser. D’après une étude de l’université de Yale, le gaz lacrymogène n’a pas seulement des effets irritants : il s’agit surtout d’un gaz neurotoxique. Ainsi, le contact avec ce gaz ne provoque pas seulement des douleurs immédiates, mais l’exposition prolongée au gaz lacrymogène peut causer des problèmes respiratoires sérieux, voire des crises cardiaques comme on peut le lire dans le Journal of the American Medical Association. Ces effets sont renforcés chez des enfants (que la police a par exemple gazés lors de la manifestation du 1er mai à Paris). Chez des femmes enceintes, il peut provoquer des fausses couches et s’avère mortel pour des personnes souffrant d’asthme ou d’autres problèmes bronchiques.

En France la police l’utilise clairement de manière irresponsable : depuis le début de la lutte contre la loi travail – et sans parler de Notre-Dame-des-Landes – elle gaze à grande échelle et notamment les lycéens. Le jeudi 28 avril, elle est allée plus loin en gazant d’abord l’intérieur de la station de métro Nation pour ensuite fermer les sorties – quelques minutes plus tard, la RATP a lancé un premier appel à secouristes –, et le 1er mai elle a encerclé la tête du cortège avant de le gazer. D’après une étude de l’université de Yale, le gaz lacrymogène n’a pas seulement des effets irritants : il s’agit surtout d’un gaz neurotoxique. Ainsi, le contact avec ce gaz ne provoque pas seulement des douleurs immédiates, mais l’exposition prolongée au gaz lacrymogène peut causer des problèmes respiratoires sérieux, voire des crises cardiaques comme on peut le lire dans le Journal of the American Medical Association. Ces effets sont renforcés chez des enfants (que la police a par exemple gazés lors de la manifestation du 1er mai à Paris). Chez des femmes enceintes, il peut provoquer des fausses couches et s’avère mortel pour des personnes souffrant d’asthme ou d’autres problèmes bronchiques.





Que faire face au gaz lacrymogène ?

Il existe environ quinze types de gaz lacrymogène. Alors que les producteurs donnent généralement beaucoup d’informations sur la toxicité et les conséquences potentiellement graves provoquées par leurs produits, ils sont étonnement muets concernant le comportement à adopter une fois exposé au gaz. En principe, pour s’en débarrasser il faut de l’air frais ainsi qu’un nettoyage des yeux et autres parties du corps. Cela implique de pouvoir circuler librement, chose que cette police même, qui gaze, empêche souvent.

Dans le cadre de mobilisations fortes comme à Gezi (Turquie), à Syntagma (Grèce), à Tahrir (Égypte), à Ferguson (États-Unis) ou en Palestine les militants conseillent également des masques, voire de brûler des pneus ou poubelles puisque le feu consume le gaz dans l’air. Des militants de Tahrir ont également conseillé de nettoyer les visages avec du Coca et d’autres recommandent du sérum physiologique. Mais le fait est que, dans certaines situations, comme à Gezi, la police a fait usage de différents types de gaz : ainsi le traitement contre un type de gaz est-il susceptible d’aggraver les effets d’un autre type. Il existe environ quinze types de gaz lacrymogène. Alors que les producteurs donnent généralement beaucoup d’informations sur la toxicité et les conséquences potentiellement graves provoquées par leurs produits, ils sont étonnement muets concernant le comportement à adopter une fois exposé au gaz. En principe, pour s’en débarrasser il faut de l’air frais ainsi qu’un nettoyage des yeux et autres parties du corps. Cela implique de pouvoir circuler librement, chose que cette police même, qui gaze, empêche souvent.



Répression et commerce de concert

Le marché de ces armes « non-létales » est estimé à plus de 1,6 milliard de dollars, avec un fort potentiel de croissance dans les années à venir. La France figure parmi les pays qui profitent fortement de ce marché. Ainsi, dans le cadre des révolutions arabes, le gaz lacrymogène français a servi à mater la révolution de 2011 au Bahreïn et a causé la mort d’au moins trente-neuf personnes selon l’ONG Physicians for Human Rights.

Face à l’accusation de participer indirectement à des violations des droits humains, la France a officiellement arrêté de fournir des armes à la dictature au Bahreïn tout en se réservant des voies alternatives : soit en livrant à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, alliés du régime au Bahrein – un marché qui vaut plus de trois millions d’euros – soit en vendant directement à la dictature mais sous une licence d’exportation différente. De même, le gouvernement français a autorisé l’envoi de gaz lacrymogène au dictateur Ben Ali alors que le peuple tunisien avait déjà commencé le soulèvement de 2011.




La France, exportatrice de « savoir-faire »

En plus des livraisons d’armement la France se considère comme un exportateur de compétences en « gestion de foules », qui forme les forces répressives étrangères. Afin de rendre crédible l’offre français en matière de répression, la France a régulièrement besoin de prouver l’efficacité de ses armes et de sa police. Dans ce contexte, l’entreprise Civipol qui vend un « véritable savoir-faire français » de conseil et des formations reconnaît que la répression des quartiers populaires de 2005 a nettement fait progresser les contrats liés au maintien de l’ordre.

En 2008, juste après la répression des émeutes au Tibet, la Chine a reçu une délégation de la gendarmerie française pour former des policiers, tout comme la France a formé la police du dictateur Moubarak en Égypte et des CRS en Afrique du Sud qui, lors de la grève à Marikana de 2012 ont tué trente-quatre ouvriers. Ainsi, les soi-disant débordements lors des manifestations contre la loi travail ne sont pas seulement organisés par l’Etat à des fins immédiatement politiques, mais ils rapportent des profits.




Vers l’interdiction du gaz lacrymogène

Compte tenu des dangers inhérents au gaz lacrymogène, le groupe parlementaire de Die Linke a présenté en 2011 – à la suite de la répression massive du mouvement social et écologiste contre le projet Stuttgart 21 – une proposition de loi visant à largement interdire le gaz lacrymogène. Leur proposition prévoit de prohiber son usage sauf en cas de danger pour la vie d’un policier ou d’autrui et implique qu’à chaque fois la personne ayant eu recours à cette arme soit identifiable.

Alors que nous sommes dans un contexte de lutte et de répression similaire cette mesure est urgente pour protéger les manifestants et permettre à la majorité de la population – qui est opposée à la loi travail – de s’exprimer librement.

Source:
http://www.regards.fr/web/article/pourquoi-il-faut-interdire-le-gaz?fbclid=IwAR1bPwNKubA6p5kbtn-70m9Id-cTeA0p5QZAJZDC5M-GcVbK2h4dJRu2wfU


Encore plus de morts et de blessés dus au gaz lacrymogène américain en Palestine, au Moyen-Orient et à Oakland

Lien vers l’article

15 janvier 2012 Adalah-NY 
Le gaz lacrymogène fabriqué par des entreprises telles que Combined Systems Inc. (CSI), Defense Technology, and nonlethal Technologies, continue d’être utilisé par les gouvernements dont l’Égypte, Israël, le Yémen, Bahreïn et les États-Unis pour réprimer les mouvements de protestation populaires en faveur de la justice sociale

En réponse, les avocats défenseurs des droits de l’homme protesteront à nouveau pour la journée de Martin Luther King Jr, le 16 janvier 2012, devant le quartier général de la CSI à Jamestown, Pennsylvanie (voir pastProtests against Israel lacrymogène use). Avant la manifestation, les rapports indiquent que le CSI a remplacé le drapeau israélien qui flottait précédemment aux côtés du drapeau américain à l’extérieur de son siège avec un drapeau de l’État de Pennsylvanie.

Des preuves solides que la cartouche du CSI a tué le manifestant palestinien Mustafa Tamimi : 
Le 9 décembre 2011, dans le village de Nabi Saleh en Cisjordanie, un soldat israélien à l’intérieur d’une jeep militaire blindée a tiré une cartouche de gaz lacrymogène à bout portant directement au visage du manifestant palestinien Mustafa Tamimi venu manifester contre l’expansion des colonies israéliennes sur les terres de Nabi Saleh. Mustafa est mort de la suite de ses blessures le jour suivant. Les manifestants n’ont pas réussi à collecter la cartouche de gaz lacrymogène réelle tiré sur lui. Cependant, les habitants de Nabi Saleh ont collecté des échantillons des types de cartouches de gaz lacrymogène que l’armée israélienne utilise contre les manifestations hebdomadaires de Nabi Saleh, y compris le type spécifique de cartouche de gaz lacrymogène – de la même taille et de la même forme – qui a frappé Mustafa. Le type de cartouche qui a tué Mustafa peut être vu dans les 11 et 13 janvier 2012, photos ci-dessous prises à Nabi Saleh par Bilal Tamimi. La boîte porte un cachet qui indique CTS. CTS signifie Combined Tactical Systems, un nom de marque de Combined Systems Inc., à Jamestown, en Pennsylvanie. Adalah-NY a reçu ces photos du Comité de Coordination de la Lutte Populaire.

Une pièce d’une cartouche de gaz lacrymogène de Nabi Saleh, comme celle qui a tué Mustafa Tamimi, estampillée CTS – 13 janvier 2012, photo de Bilal Tamimi.

Les deux morceaux d’une cartouche de gaz lacrymogène de Nabi Saleh, comme celle qui a tué Mustafa Tamimi, estampillée, CTS – Photo du 11 janvier 2012 par Bilal Tamimi

Des cartouches du CSI et des gaz lacrymogènes, tiré par des soldats israéliens lors de manifestations contre les colonies israéliennes et le mur sur les terres palestiniennes, ont également causé la mort des manifestants Bassem et Jawaher Abu Rahmah à Bil’in, la blessure grave du manifestant Tristan Anderson, un citoyen américain, à Ni’lin, ainsi que des blessures graves à de nombreux autres manifestants palestiniens.

Le CSI est le principal fournisseur de gaz lacrymogène à l’armée israélienne ainsi qu’un fournisseur à la police israélienne (et la police des frontières). Jusqu’au changement de son site Web en janvier 2012 où le CSI a énuméré les industries militaires israéliennes et Rafael Armament Development Authority comme parmi ses clients militaires et partenaires de développement (voir l’ancienne page Web). Les fondateurs de CSI, Jacob Kravel et Michael Brunn, sont israélo-américains.
En plus des cartouches omniprésentes du CSI/CTS trouvées lors des manifestations palestiniennes, les preuves de ventes et d’expéditions du CSI vers Israël sont claires. Le 30 avril 2008, Wikileaks du département d’État américain à Washington DC au département d’État des États-Unis à Tel-Aviv demande à la police d’Israël de lui envoyer l’équipement suivant : 1 000 grenades à main en caoutchouc, 1 000 grenades tactiques Flash Bang, 1 000 grenades Sting-Ball, 1 000 Flash Bang Training et 1 000 sacs de fèves Super-Sock. La cargaison faisait partie d’un accord de 5 millions de dollars entre la police israélienne et le CSI. Un site web du gouvernement israélien montre que le 4 août 2011, la police israélienne a acheté 6 millions de shekels (1,56 million de dollars) de grenades assommantes au CSI sans lancer d’appel d’offres.
La base de données PIERS sur les exportations des activités commerciales des États-Unis est utile pour identifier les expéditions de gaz lacrymogènes vers un certain nombre de pays, dont l’Égypte, la Tunisie et l’Algérie (voir plus bas). Cependant, la recherche PIERS ne montre pas les expéditions du CSI à Israël. La photo d’un conteneur du CSI ci-dessous révèle deux preuves. L’étiquette au bas de la photo montre que le conteneur de gaz lacrymogène a été expédié par la compagnie aérienne nationale israélienne El Al, et PIERS ne suit que les expéditions par voie maritime. En outre, l’étiquette du bas montre que le conteneur du CSI a été envoyé au ministère de la Défense d’Israël par Interglobal Forwarding Services, à Bayonne, New Jersey. Une recherche sur PIERS pour Interglobal Forwarding Services au cours de la dernière année montre plus de 1.300 expéditions, dont certaines évidemment gaz lacrymogène, par Interglobal des États-Unis à Israël

La société américaine Defense Technology a également fourni des gaz lacrymogènes à la police israélienne (voir les informations sur la technologie de défense au Moyen-Orient et à Oakland ci-dessous, et une photo d’un conteneur de gaz lacrymogène de Defense Technology à Jérusalem ci-dessous).

Le gaz lacrymogène du CSI tue et blesse les manifestants égyptiens :
Le gaz lacrymogène du CSI est également le principal gaz lacrymogène utilisé par les forces de sécurité égyptiennes pour réprimer les protestations populaires en faveur de la démocratie en Égypte au cours de la dernière année, causant la mort et les blessures des manifestants. Amnesty International a souligné l’envoi de gaz lacrymogène du CSI en Égypte dans son appel au 6 décembre 2011 pour que le gouvernement américain cesse d’envoyer des gaz lacrymogènes et des armes au gouvernement égyptien en raison des gaz lacrymogènes. . .décès et blessures liés à des manifestants égyptiens. En utilisant la base de données PIERS, Amnesty International a documenté trois cargaisons spécifiques de gaz lacrymogène du CSI aux États-Unis vers l’Égypte en 2011 qui ont été approuvées par le département d’État américain, malgré le fait que les forces de sécurité égyptiennes utilisent des gaz lacrymogènes pour tuer et blesser les manifestants dans leurs efforts pour écraser les manifestations.

Comme documentation supplémentaire, un 11 juillet 2008, câble du département d’État à Washington DC au département d’État au Caire disponible via Wikileaks demande des informations pour finaliser l’expédition de CSI au ministère égyptien de l’Intérieur de 20,000 grenades CS Smoke Hans, 20 000 cartouches CS Smoke Long Range et 4 0000 cartouches pénétrantes CS Window, pour une valeur totale de 621 000 $.

Le CSI au Moyen-Orient et dans le monde : 
Les conteneurs du CSI ont également été vus (par exemple à 27 secondes dans cette vidéo tunisienne) et blâmés pour la mort des manifestants en Tunisie. La base de données PIERS révèle un envoi de 5,540 kilogrammes « de cartouches, de grenade » et « de lance-munitions » à destination de la Tunisie le 1er avril 2010. PIERS montre également un envoi de 12 663 kilogrammes de « munitions » pour l’Algérie le 8 avril 2011. Il y a des preuves de l’utilisation de gaz lacrymogènes par le gouvernement yéménite contre les manifestants.

La technologie de défense au Moyen-Orient et à Oakland : 
Un rapport de Corporate Watch montre que la société américaine Defense Technology a fourni des gaz lacrymogènes à la police israélienne. Defense Technology a son siège social à Casper, dans le Wyoming, et appartient au géant britannique des armes BAE Systems. BAE Systems est également propriétaire de la société d’armement américaine Armor Holdings et a acheté Federal Laboratories, une autre société américaine qui fournissait des gaz lacrymogènes à Israël et à d’autres pays, et qui a fait l’objet de protestations et de poursuites lors de la première intifada (Voir la section sur les décès passés dus aux gaz lacrymogènes israéliens).

Des bidons de gaz lacrymogènes avec la technologie de défense et les laboratoires fédéraux ont également été utilisés par les gouvernements yéménite et égyptien contre les manifestants pro-démocratie.

La ville d’Oakland a également utilisé le gaz lacrymogène Defense Technology dans ses efforts pour arrêter les manifestations populaires par Occupy Oakland. Le manifestant d’Oakland Scott Olsen, un ancien marine américain, a été grièvement blessé lorsqu’il a été frappé à la tête par un projectile de la police d’Oakland, très probablement fabriqué par Defense Technology.

Approbation et financement des expéditions de gaz lacrymogène par le gouvernement américain :
Il existe des documents clairs et la confirmation par le département d’État que le département d’État approuve les ventes de gaz lacrymogène à des gouvernements étrangers par des sociétés américaines sous le nom de « ventes commerciales directes ». Une page Web du département d’État des États-Unis présente de nombreux ex

Le gaz lacrymogène peut être gravé propane CTS, ramassé lors de la manifestation de Bil’in le 31 décembre 2010, le jour où Jawaher Abu Rahmah a été submergé par des gaz lacrymogènes. Elle est morte le lendemain.

Une cartouche de gaz lacrymogène longue portée, tiré sur des manifestants à Ni’lin en 2009. Le CSI a étendu la portée des tubes comme celui qui a tué Bassem Abu Rahmah, et a gravement blessé Tri stan Anderson et de nombreux autres manifestants palestiniens.

En 2009, cartouche de gaz lacrymogène tiré sur les manifestants à Bil’in, avec l’estampille CTS – Photo d’ActiveStills.

Conteneur pour cartouches de gaz lacrymogène CSI tiré sur des manifestants à Ni’lin en 2009. L’information sur l’expédition est incluse sur les étiquettes

du Corporate Rapport de surveillance – « Conteneur Defense Technologies transporté par la police à Jérusalem-Est en mars 2009 – Photos courtoisie des activistes israéliens

HOW A PROTEST ABOUT INTERNMENT IN NORTHERN IRELAND LED TO BLOODY SUNDAY

Lien vers l’article

As a former British soldier faces charges, here is the background to one of the darkest days of the Troubles

Ben Quinn @BenQuinn75

Thu 14 Mar 2019 16.30 GMTLast modified on Thu 14 Mar 2019 19.30 GMT

Family members of Bloody Sunday victims make their way to the Guildhall in Derry on 14 March.
 Family members of Bloody Sunday victims make their way to the Guildhall in Derry on 14 March. Photograph: Charles McQuillan/Getty Images

In an atmosphere of heightened tension – but also hope – thousands of men, women and children took to the streets of Derry on 30 January 1972.

Having gathered to protest peacefully about internment, under a new law introduced to detain people without trial indefinitely, the march began shortly after 3pm in the Creggan area and made its way by a circuitous route through the city’s nationalist districts.

The march had been organised under the auspices of the Northern IrelandCivil Rights Association – formed originally as a broad coalition of trade unionists, socialists, nationalists, republicans and others – but was taking place against the backdrop of regular clashes between the security forces and Irish republicans in which firearms had been used by both sides.

Soldiers use CS gas against rioters in Derry, 30 January 1972.
 Soldiers use CS gas against rioters in Derry, 30 January 1972. Photograph: PA

While their intended destination was the Guildhall building in the centre, the marchers were instead directed by the British army towards the landmark of Free Derry Corner. Troops had arrived in force just over two years earlier following violent clashes between civilians and police in 1969.

By 1972 however, the nationalist community had largely turned against the troops, regarding them as being agents of the same oppressive regime as the Royal Ulster Constabulary (RUC), the Northern Irish police force viewed by nationalists as the embodiment of sectarianism.

From the archive, 1 February 1972: Derry’s Bloody Sunday

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On the morning of what would become known as Bloody Sunday, troops from the Parachute Regiment were manning barricades. They were later ordered to move forward to make arrests after skirmishes broke out with young men who had detached from the main protest.

Rubber bullets, teargas and water cannons were used about 4pm as stones were thrown before troops made their way down William Street with orders to arrest as many as possible. A short time later soldiers opened fire around the corner on Rossville Street.

Murals in the Bogside area of Derry, Northern Ireland.
 Murals in the Bogside area of Derry, Northern Ireland. Photograph: Paul Faith/AFP/Getty Images

In all, according to army evidence, some 21 soldiers fired 108 live rounds over the course of a day on which 13 people were killed and 15 wounded.

The first casualty of gunfire after soldiers had gone into the nationalist Bogside area of the city in an attempt to make arrests was John Duddy, 17, who was shot and mortally wounded on the western side of the Rossville flats car park.

A photograph of a priest and others carrying the dying teenager – also known as Jackie and one of six 17-year-olds who died – would become one of the most famous images of the Northern Ireland Troubles. The oldest victim was Bernard McGuigan, 41, a father of six children.

McGuigan, who been waving a white handkerchief in his hand, died instantly after he was shot in the head as he went to the aid of Patrick Doherty, a 31-year-old father-of-six who was mortally wounded when he was shot from behind while attempting to crawl to safety.

A mural in Derry depicting the famous image of Jackie Duddy being carried away after being shot.
 A mural in Derry depicting the famous image of Jackie Duddy being carried away after being shot. Photograph: Charles McQuillan/Getty Images

The other dead included Hugh Gilmour, 17, Kevin McElhinney, 17, Michael Kelly, 17, John Young, 17, William Nash,19, and Michael McDaid, 20. All were shot at a rubble barricade on Rossville Street beside the flats.

Four others were killed nearby at Glenfada Park: James Wray, 22, Gerald Donaghy, 17, William McKinney, 27, and Gerald McKinney, a 35-year-old father of eight who was not related to Gerard.

Another man, John Johnston, 59, has long been regarded as the 14th fatality of Bloody Sunday. Although he survived the day, after he was shot twice by soldiers inside a derelict building in William Street, he died months later.

The shootings finally ended at around 4.40pm. The British army claimed that it had come under fire in the Rossville flats areas of the city.

British paratroopers take away civil rights demonstrators on Bloody Sunday.
 British paratroopers take away civil rights demonstrators on Bloody Sunday. Photograph: Getty Images

Eyewitnesses insisted that none of the dead were armed, although Lord Saville, who chaired the Bloody Sunday inquiry, found that Gerald Donaghy, a member of the IRA’s youth wing, was “probably” carrying nail bombs. The inquiry was also “sure” that he was not preparing or attempting to throw a bomb when he was shot. His family insisted that the four bombs were planted by the security forces.

It would take two investigations – including one by Lord Widgery that largely cleared the soldiers and authorities of blame – before David Cameron made a formal apology on behalf of the UK government for what had happened on the day.

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