Faits détaillés à propos de l’agent lacrymogène O-chloro-benzylidène malonitrile (CS)
Structure chimique :
Formule : C10 H5 Cl N2
Description : Le CS est un crystal blanc solide, brûlé pour créer un gaz incolore à l’odeur de poivre.
Masse molaire : 188,5 g/mol
Température de fusion : 310 à 315°C
pression : 3,4 x 10-5 mmHg à 20°C
Température de solidification : 93°C à 95°C
Densité : 1,04 g/cm3, plusieurs fois plus dense que l’air à l’état de vapeur
Solubilité : hexane, benzène, méthylène chloride, acétone, dioxane, éthyl acétate, pyridine. Insoluble dans l’eau et dans l’éthanol.
Flash point : 197°C
Volatilité : 0,71 mg/m3 à 25°C
Toxicité : ICt50 : 10 à 20 mg/min et /m3 LCT50 : 61 000 mg / min et /m3
Limite d’exposition : travail – 0,4 mg/m3 population – pas de limite définie
Propriétés toxiques de l’agent lacrymogène O-chloro-benzylidène malonitrile (CS)
Le CS a été développé à la fin des années 1950 comme agent de contrôle anti-émeutes. C’est un irritant plus puissant que le chloroacétophénone (CN) mais moins incapacitant. A la fin des années 1960, les stocks de CS ont remplacé ceux de CN. Actuellement, l’armée américaine utilise le CS pour les entraînements et le contrôle anti-émeutes.
Effets de la surexpostion :
Le CS est disséminé en brûlant, explosant, et en formant un aérosol. Il est immédiatement irritant pour les yeux et les voies respiratoires. Les vapeurs chaudes se mélangent à la sueur humaine pour donner une sensation de brûlure aux yeux, au nez, et à la bouche. Les effets qui arrivent immédiatement et persistent 5 à 20 minutes après avoir quitté la zone contaminée sont : conjonctivite et douleur aux yeux, larmoiement, erythème des paupières, nez qui coule, gorge qui brûle, toux, oppression thoracique.
C’est dangereux pour la vie à une concentration de 2mg/m3. Ce n’est pas un agent s’accumulant dans le corps humain, mais il s’accumule dans l’environnement. Le CS est le gaz le plus persistant des gaz lacrymogènes, étant absorbé dans la plupart des surfaces poreuses incluant le sol et le plâtre.
Urgence et procédures de premiers secours
Inhalation : enlever la victime pour l’amener à de l’air frais immédiatement, respiration artificielle si arrêt respiratoire, garder la victime au chaud et au calme, consulter un médecin IMMEDIATEMENT.
Contact avec les yeux : laver les yeux IMMEDIATEMENT avec un grand volume d’eau pendant au moins 15 minutes, appliquer un corticostéroïde ophtalmique après décontamination, traiter l’érythème avec une lotion de secousse douce (comme une lotion de calamine) ou un corticostéroïde topique selon la gravité, ne pas porter des lentilles de contact en travaillant avec ces produits chimiques, consulter un médecin IMMEDIATEMENT.
Contact avec la peau : laver la peau contaminée intensément au savon et à l’eau, enlever les vêtements contaminés IMMEDIATEMENT, si l’irritation persiste après lavage, consulter un médecin IMMEDIATEMENT.
Ingestion : donner à la victime une grande quantité d’eau IMMEDIATEMENT, provoquer le vomissement en touchant l’arrière de la gorge avec le doigt, ne pas faire vomir une personne inconsciente, consulter un médecin IMMEDIATEMENT.
Equipements de protection :
Gants de protection : porter des gants imperméables, des gants en caoutchouc
Protection des yeux : porter des lunettes étanches aux poussières et à l’eau ou une protection intégrale du visage pour prévenir tout contact avec la peau
Autres : porter un masque de protection et une double couche de vêtements en milieu confiné, utiliser une cartouche de protection contre les vapeurs organiques combinée à un filtre à particule de haute efficacité, porter un
appareil respiratoire autonome couvrant tout le visage ou une protection intégrale de visage avec purificateur d’air et une cartouche de vapeurs organiques.
Ne pas utiliser les décontaminants ou détergents standards contenant de l’eau de Javel car le matériel peut réagir pour former du matériau encore plus toxique que le CS. Les surfaces contaminées doivent être décontaminées en utilisant une solution de volume identique en méthanol et eau avec 18% (en poids) d’hydroxyde de sodium ou de lessive du commerce ajoutée à la solution. Une solution aqueuse détergente contenant 10% de monoéthanolamine anionique peut aussi être utilisée comme décontaminant
Réactivité :
Stabilité : stable en stockage
Incompatibilité : incompatible avec des oxydants forts
Décomposition en produits dangereux : quand chauffé jusqu’à décomposition, le CS émet des fumées très toxiques.
Produits de l’hydrolyse : AQ alcaline
Persistence : variable selon la contamination
References :
Department of the Army Field Manual (DA FM) 3-9, Potential Military Chemical/Biological
Agents and Compounds, 1990.
The Merck Index, An Encyclopedia of Chemicals, Drugs, and Biologicals, Eleventh Edition,
Merck & Co., Inc., Rahway, New Jersey, 1989
Rund um Feierlichkeiten zur Erinnerung an den Beginn der Französischen Revolution ist es in Paris zu Ausschreitungen gekommen. Die Polizei nahm Dutzende Demonstranten fest – auch Gelbwesten-Vertreter.00:34 Montag, 15.07.2019 07:42 Uhr
Jedes Jahr begeht Frankreich am 14. Juli seinen Nationalfeiertag. Dieser erinnert an den Sturm auf die Bastille im Jahr 1789, der Moment gilt als symbolischer Beginn der Französischen Revolution. In diesem Jahr sind die Feierlichkeiten am Sonntag von Ausschreitungen überschattet worden.
Demonstranten versuchten nach der Militärparade auf den Champs-Élysées, nahe dem Triumphbogen, mit Metallabsperrungen Straßensperren zu errichten. Ein Müllcontainer ging in Flammen auf. Die Polizei schritt ein und Passanten flohen vom Ort des Geschehens. Die Sicherheitskräfte setzten Tränengas ein. Mindestens 175 Menschen wurden festgenommen, wie eine Polizeisprecherin dem Sender BFMTV sagte.
Die Demonstranten, die versuchten, Straßen abzusperren, trugen zwar keine gelben Westen. Aber unter den Personen, die in Gewahrsam genommen wurden, waren auch Jerôme Rodrigues, Maxime Nicolle und Éric Drouet. Alle drei sind prominente Vertreter der Gelbwesten-Bewegung. Sie wurden schnell wieder freigelassen. Rodrigues’ Anwalt sagte der Nachrichtenagentur AFP, bei der Maßnahme habe es sich um « die Verhaftung eines politischen Oppositionellen » gehandelt.
Merkel lobt grenzüberschreitende Militärparade
Die Gelbwesten-Demonstrationen begannen im November vergangenen Jahres unter anderem als Protest gegen eine geplante Benzinsteuer. Sie weiteten sich allerdings schnell aus und wurden zu Demonstrationen gegen die Politik von Präsident Emmanuel Macron im Allgemeinen. Immer wieder kam es auch zu gewaltsamen Ausschreitungen. Mittlerweile ist die Zahl der Teilnehmer bei den wöchentlichen Protesten zwar zurückgegangen. Aktiv ist die Gruppe aber noch.
Bei der Militärparade war auch Bundeskanzlerin Angela Merkel zu Gast. Sie würdigte die grenzüberschreitende Ausrichtung der Veranstaltung. Rund 500 Soldaten der Deutsch-Französischen Brigade waren bei dem Aufzug dabei gewesen. Für Macron hat der Aufbau einer gemeinsamen europäischen Verteidigung in Verbindung mit der Nato Priorität. « Noch nie seit dem Ende des Zweiten Weltkriegs war Europa so notwendig », sagte der französische Staatschef. Er hatte bereits einen Vorstoß für eine europäische Armee gemacht und damit heftige Kritik seines US-Kollegen Donald Trump geerntet.
Merkel bezeichnete die Parade mit etwa 4300 Soldaten und fast 70 Flugzeugen als « eine große Geste in Richtung der europäischen Verteidigungspolitik ». Sie sei auch geehrt, dass Deutsche teilgenommen hätten. « Und deshalb glaube ich, ist dies ein Zeichen einer verstärkten europäischen Zusammenarbeit (…) », sagte die Kanzlerin. Sie hob auch die Bedeutung für das deutsch-französische Verhältnis hervor.
Depuis Octobre 2018, les gazages sont de plus en plus intensifs dans les manifestations des gilets jaunes. Les personnes sont exposées à des doses de plus en plus importantes : les atteintes des voies respiratoires sont violentes, pouvant atteindre nausées et vomissements. Même la peau subit les agressions de ces gaz.
De plus, des symptômes nouveaux nous ont été rapportés. Le jour du gazage : vertiges, pertes de mémoire, désorientation, perte de connaissance ( https://www.semanticscholar.org/paper… , https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2… ). Les jours suivants : diarrhées ( https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/3… ), fatigue extrême (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1…), règles abondantes et irrégulières ( https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2… ) et problèmes occulaires ( https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/3… ). Tous ces symptômes pourraient être reliés à une intoxication au cyanure…
Les grenades lacrymogènes renferment des capsules contenant de l’ortho chlorobenzylidène malononitrile.
Cette molécule passe dans le sang par les voies respiratoires ou par la peau – prenez des douches froides en fin de manif pour que ca ne rentre pas, le chaud ouvre les pores.
Une fois dans le sang, un des groupements cyanure est libéré et peut agir.
( https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?… )
Il fixe le fer sensé apporter l’oxygène aux organes, et bloque la chaîne respiratoire.
C’est l’effet d’un étranglement, entraînant une hypoxie, un manque d’oxygène.
Le cyanure est rapidement traité par le foie pour être transformé en thiocyanates, qui sont beaucoup moins toxiques. ( http://ccn.aacnjournals.org/content/3… )
Ces thiocyanates, présents plus de 14 jours dans l’organisme, peuvent être dosés dans le sang ou dans les urines, selon la vitesse à laquelle ils sont éliminés.
Des résultats ont été publiés par des personnes souffrant de ces symptômes.
La presse a répondu en menaçant les médecins ayant produit ces ordonnances et établi ces diagnostics.
( https://www.20minutes.fr/societe/2495… )
Après insistance, la presse a changé d’angle et a indiqué par le biais d’une toxicologue que les thiocyanates, pourtant les dérivés majoritaires du cyanure ( https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/arti… ), ne sont pas de bons marqueurs.
( https://www.lci.fr/population/gaz-lac… )
Heureusement, il existe un moyen de détecter directement le cyanure dans le sang. Car si le dérivé du cyanure n’est pas une preuve, le cyanure en sera une ( https://www.cyanoguard.com/ ).
Ce kit, également utilisé notamment par le FBI, est fiable mais il nous a fallu mettre au point la meilleure façon de le déployer.
Cependant, le cyanure est éliminé très rapidement (en quelques minutes) comme l’indique la courbe rouge du graphique figure 1 ( https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/arti… ). Il faut être rapide, et obtenir un résultat instantané.
Notre équipe a déployé ces tests sur les lieux de manifestation, et nous avons eu l’honneur d’obtenir la participation de fly rider qui a publié son résultat sur son mur facebook. ( https://www.facebook.com/photo.php?fb… )
Ce résultat peut par la suite être quantifié grâce à un appareil utilisant une caméra pour reconnaître la coloration, et dire à quelle dose de cyanure dans le sang il a été exposé. ( https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/3… )
Nous rappelons qu’une dose de 1mg/l est le seuil critique choisi par le test, couleur violette ( https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/arti… ), pour alerter et prendre un antidote. La littérature déjà citée indique qu’on considère l’empoisonnement au cyanure à partir de 0,5 mg/l de sang ( https://jenonline.org/article/S0099-1… ).
J’ai décidé de revenir sur plusieurs faits qui se sont produits en cette année 2019 pour essayer de ne rien oublier, et de garder une mémoire précise et documentée des événements que j’ai vécus au niveau répressif et coercitif de la part des forces de l’ordre.
Tout d’abord, je n’étais pas un gilet jaune de la première heure, j’avais même évoqué des intérêts économiques étrangers à l’oeuvre pour accentuer cette mobilisation sur la base de cet article en m’exprimant même publiquement, en tant que spécialiste Fake News de l’académie de Nice, lors de la conférence Neuroplanète organisée par le magazine « Le Point ».
Pourtant, je me suis rendu à Nice le 23 Mars 2019 pour l’appel national des Gilets Jaunes, histoire de voir comment ça se passe, de discuter, puisqu’un gros événement avait lieu directement à côté de chez moi. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais lorsque je suis arrivé, j’ai surtout vu des forces de l’ordre qui avaient nassé des personnes âgées. J’ai été sommé de me disperser, et j’ai obtempéré, nous avons été repoussés en-dehors de la place Garibaldi, laissant à leur sort les pauvres manifestants restés sur la place et subissant alors des charges dans tous les sens.
Ce qui devait arriver arriva, Geneviève Legay fut gravement blessée. Mais je ne l’ai pas vu. J’étais déjà dispersé, sorti de la place Garibaldi, et en train d’attendre un ami, qui avait été expulsé de l’autre côté de la place et devait me rejoindre. Une rangée de policiers me barraient la vue et m’empêchaient de voir la place. J’ai alors entendu des gendarmes appeler au secours des médics, puis le commissaire Rabah Souchi, qui venait d’ordonner dispersion et charge, vêtu de son écharpe tricolore, ordonner l’interpellation de ces médics. J’ai décidé de filmer cette scène surréaliste, ce qui m’a valu également d’être pris. Je relate ces faits ici :
C’est alors que commence ma première expérience avec le système de répression français. Je n’avais pas imaginé que cela était possible. Dans un premier temps, un policier m’amène menotté à un fourgon. Ce fourgon nous transporte près de la caserne Auvare. C’est serré, inconfortable, dangereux même. On ne voit rien, on est menotté dans un espace extrêmement étroit et on se demande ce qui va se passer. Heureusement, d’autres voix montrent qu’on n’est pas seul, les médics sont là, ils plaisantent, pensent à sortir rapidement. Bonne ambiance, on essaie de faire contre mauvaise fortune bon coeur, et puis on se dit que c’est une erreur. Mais nous allons être parqués comme du bétail dans un enclos au soleil, attendant notre tour pour être présentés à un « OPJ », un officier de police judiciaire. Après de longues minutes – on n’a plus de notion du temps, car nos affaires nous ont été prises – à attendre, c’est une délivrance de pouvoir parler à cet « OPJ ». Mais il ne fait que nous informer de choses fausses et absurdes. Alors on conteste, mais il nous certifie que ce n’est qu’une information, qu’on aura tout le loisir de contester ensuite, qu’il faut signer comme quoi on nous a bien notifié ce motif. Mes souvenirs me disaient qu’il ne fallait rien signer, mais ça, c’est quand on a quelque chose à se reprocher non ? Je me dis que, n’ayant rien à me reprocher, je ferais mieux de collaborer pour sortir plus vite, comme tout le monde me l’affirmait. J’ai donc obéi. Pour sortir plus vite. Pas d’avocat, puisqu’on m’a dit que c’était certes gratuit mais que les « frais de déplacement seraient à ma charge » (mensonge). Pas de médecin, je vais bien. Juste, faites moi sortir rapidement s’il vous plaît parce que j’aimerais bien rentrer chez moi ce soir, c’est une grossière erreur là.
Eh bien non, me voilà placé dans une cellule pendant des heures et des heures. Une cellule consiste en un espace très réduit, quelques 6 m² tout au plus, avec trois banquettes en béton et des restes de fluides corporels divers (urines, sang, selles) sur les murs. Pas de matelas. Les habits en partie retirés au cas où le suicide nous aurait tentés. Et puis une attente. Aucune notion de temps. Rien à faire. Attendre. Un médic souhaitait aller aux toilettes, nous appelons timidement. Pas de réponse. Nous insistons, et recevons des insultes pour toute réponse. Mon estime pour les officiers de police commence à décliner. Après quelques heures d’attente – du moins je suppose – ce pauvre médic ne tient plus. Alors un gilet jaune un peu plus habitué décide de prendre les choses en main et tambourine à la porte. Son déferlement de violence contre cette pauvre vitre finit par payer, un officier vient pour lui proposer de se battre, provoque, essaie de le pousser à la faute pour pouvoir ajouter un outrage à son casier. Mais il n’y parvient pas. Et nous parvenons alors à exiger les toilettes – et ce gentil policier nous dira même l’heure : nous avions attendu 7 heures avant de pouvoir aller aux toilettes.
Mon audition a été très brève, et on changeait les pauvres bougres de cellule de temps à autre, on ne nous laissait pas trop dormir, certains étaient libérés le soir même, d’autres restaient…
Au petit matin, j’étais étonné d’être encore enfermé contrairement aux autres, et le geôlier a eu la gentillesse de me donner son idée : « c’est à cause du président Chinois en visite là… Ils ont décidé de libérer les gilets jaunes qu’ils connaissent et de garder les gens qu’ils connaissent pas au cas où…. ». Pour éviter qu’un dangereux black bloc ne s’en prenne au président Chinois, il fallait donc que je reste en cage 24 heures complètes. Et à la fin, on m’a remis ce papier :
J’étais outré. Révolté. Mais je n’ai pas basculé dans la violence, je ne souhaitais pas vengeance mais justice. J’ai donc contacté mes codétenus une fois sorti, essayé de motiver tout le monde, il fallait porter plainte collectivement.
C’est là que j’ai été confronté à tous ces étranges « aidants » qui nous disent quoi faire, qui démarcher, comment porter plainte et où. Entre les legal team, les associations officielles, toute une flopée de mythomanes a pris le parti de se faire passer pour telle ou telle association, d’assister à telle ou telle démarche, et me voilà passant d’un collectif à un autre, accompagné à saisir l’IGPN, le défenseur des droits, l’ONU… Un de ces collectifs m’a lancé sur les gaz lacrymogènes cependant. Et c’est donc pour cette raison que je m’y suis intéressé.
2) La trottinette volante
Un journaliste s’était intéressé aux gaz lacrymogènes et avait décidé de venir me suivre en manifestation à Paris. Nous nous sommes donc donnés rendez-vous au centre de Paris arrêt de métro Saint-Augustin, dès le matin de ce Samedi 21 Septembre 2019, pour aller à la rencontre des personnes ayant été exposées aux gaz lacrymogènes, afin que le journaliste se rende compte des effets sur la santé.Nous avons appris que des gaz lacrymogènes avaient été utilisés en intérieur et que des enfants avaient été exposés gare Saint-Lazare vers 9h30. Nous nous y sommes donc rendus et avons croisé des personnes nous confirmant ces faits. Cependant, les forces de l’ordre ayant fait barrage un peu plus loin, et tous les manifestants se rendant aux Champs-Elysées, nous avons décidé de faire demi-tour et de marcher en direction de l’avenue des Champs-Elysées. Nous avons été contrôlés et l’officier portant le RIO 1146648 a pris nos équipements de protection individuels sans dresser de procès-verbal de saisie, mettant en danger notre vie et notre santé face à l’arme chimique qu’est le gaz CS. Petite vidéo de l’ambiance le matin avant que je ne me fasse fouiller à mon tour :
Après plusieurs fouilles et barrages, nous avons été séparés : le journaliste a pu traverser les barrages sans fouille et est allé vers les Champs-Elysées, observant les gazages intensifs et discutant avec les personnes gazées pour connaître leurs symptômes, tandis que moi-même et le médecin qui m’accompagnait avons été fouillés assidument. Après plusieurs barrages, nous sommes arrivés sur l’avenue Friedland. J’ai vu au loin une personne au sol, qui venait d’être passée à tabac par des forces de l’ordre que j’ai vu partir en courant, monter dans leurs camions et démarrer à ce moment, abandonnant le jeune homme gravement blessé au sol.
J’ai appelé le médecin et nous nous sommes approchés de lui pour lui porter assistance, il était environ 11 heures. Après une longue attente, des habitants du quartier nous ont dit « ce n’est pas normal, les pompiers arrivent beaucoup plus vite d’habitude ». Je me suis donc décidé à aller au coin de la rue, cherchant des officiers de police, pour leur demander s’ils savaient où étaient positionnés les camions de pompier (j’en avais croisé certains sur le chemin mais ne me souvenais plus de leur position exacte). Ils m’ont indiqué une direction, et tout en m’y rendant, j’ai vu le camion de pompiers arrivés. Les officiers de police auxquels j’avais demandé le renseignement ont décidé de s’approcher pour sécuriser le lieu et l’évacuation du blessé, et je suis arrivé en leur compagnie. Pendant près d’une dizaine de minutes, nous sommes restés à proximité. Dès le départ du camion de pompiers, des officiers cagoulés et sans RIO, refusant de décliner leur identité, m’ont emmené pour « jet de trottinette » et « destruction de véhicule », m’ayant notifié ce motif à ma demande. Je leur ai signalé qu’ils faisaient erreur et que j’ai un physique suffisamment reconnaissable pour être disculpé. Mais ils ont persisté à indiquer qu’ils « me reconnaissent sur la vidéo » qu’il ne m’a pas été donné de visionner cependant. Très étonné je n’ai opposé aucune résistance mais n’ai cessé de leur répéter qu’ils faisaient erreur sur la personne.
Arrivé au commissariat du cinquième arrondissement, mes droits m’ont été notifiés et j’ai demandé à voir un avocat et un médecin. Un officier de police m’a dit « de toutes façons votre arrestation est politique ». On m’a donc placé en garde à vue pendant 24 heures. Durant ce temps j’ai demandé plusieurs fois à consulter les différents procès-verbaux y compris d’audition sans que ce droit ne m’aie été accordé. Les officiers de police se moquaient de moi et me traitaient comme si j’avais réellement jeté une trottinette : « on n’est pas ici par hasard ». Le médecin m’a signifié qu’il « n’aime pas les gilets jaunes » lorsqu’il m’a observé. Il n’y avait pas de couvertures car les officiers de police « nous faisaient une faveur en ne nous les proposant pas vu leur état ». Nous étions sept dans une petite cellule, dormant à même le sol.
Mes codétenus ont également eu leurs droits fondamentaux bafoués. Trois d’entre eux se trouvaient en garde à vue pour avoir eu des « armes » dans leur sac. Les armes étaient, en l’espèce, des masques à gaz et des lunettes de protection, soit des équipements de protection individuelle contre l’arme chimique équipant les forces de l’ordre et causant un problème de santé publique. Aucune autre arme ne se trouvait dans leur sac sauf pour l’un d’entre eux, qui avait pris des « objets incendiaires », ce qui lui a valu une prolongation de sa garde à vue. Ces objets n’étaient autres que cinq petits pétards festifs. Un détenu a été passé à tabac lors de son interpellation et est arrivé blessé. Il a été jugé n’étant pas apte à effectuer une garde à vue par le médecin, mais il est tout de même resté dans la cellule toute la nuit. Enfin un dernier codétenu devait prendre des médicaments, le médecin l’a confirmé, mais on lui a refusé les médicaments et la consultation du procès-verbal d’auscultation du médecin.
Lors de mon audition, il m’a été
indiqué qu’un témoin ayant soi-disant une vidéo de moi en train de lancer la
trottinette ne répondait pas au téléphone, et que je resterai en garde à vue
avec prolongation possible tant que ce témoin n’a pas été retrouvé. J’ai
pourtant fourni toutes les preuves indiquant que je ne pouvais être l’auteur de
ces faits, et indiquant que j’avais des rendez-vous importants avec des
scientifiques reconnus à honorer.
J’ai été relâché après 24 heures complètes de garde à vue, et des remarques désobligeantes des officiers de police m’indiquant que « j’avais de la chance qu’il n’y avait pas de caméras ». En sortant j’ai découvert le twitter du ministre de l’intérieur, indiquant publiquement (21 Septembre, 19h56) :
« Gratitude aux forces de l’ordre déployées sur tout le territoire pour préserver l’ordre et garantir la libre expression. Des individus violents ont été interpellés et les exactions stoppées. Le ministère de l’Intérieur reste vigilant et mobilisé : force doit rester à la loi. »
J’étais secoué par ces événements et j’ai eu besoin de communiquer à ce sujet sur le ton de la plaisanterie et de l’humour :
Je pensais que ces aventures étaient enfin passées, que j’allais pouvoir envisager des choses plus sereines. J’avais un rendez-vous en centre-ville, et je m’étais accordé un samedi de pause, sans manif Gilets Jaunes, sans activités, juste voir une amie. Elle m’a donné rendez-vous place Masséna, le lieu le plus neutre de Nice. Je n’avais pas imaginé à ce moment que de dangereux terroristes avaient préparé un attentat. Et quel attentat. 9 d’entre eux ont comploté pour préparé une attaque de la banque Société Générale dans le cadre d’un mouvement global lancé par Attac. Je n’en avais pas connaissance, mais je connaissais de vue, car ils étaient présents en manifs, deux de ces odieux criminels. L’action était programmée pour 13h30, heure à laquelle j’ai péniblement trouvé une place pour garer ma voiture, assez loin de la place Masséna. Je me suis donc mis à marcher en direction de la place, passant à proximité de la banque vers 14h. Mon amie était en retard. C’est ainsi que j’ai vu ces militants se faire arrêter. Etonné du traitement qui leur était réservé, je suis allé saluer ceux que je connaissais et leur ai demandé ce qui se passait. Cela m’a valu un contrôle d’identité, auquel j’ai répondu en contrôlant l’identité des contrôleurs, leur demandant leur identifiant RIO obligatoire. Tous n’ont pas accepté de me le donner.
Un de ces officiers de police a alors décidé de mentir, et de m’accuser d’avoir participé à l’action, il m’a vu lancer de la peinture. Ce mensonge est sans doute dû au fait qu’il a refusé de me donner son RIO. J’ai été embarqué et j’ai immédiatement filmé ce qui se passait.
Il s’agissait alors d’un simple contrôle d’identité, mais une fois arrivé à Auvare, on m’a indiqué que ce serait garde à vue. J’avais l’habitude : médecin, avocat commis d’office, attente, OPJ… Je me suis ennuyé encore une fois pendant 24 heures. J’ai eu le temps d’apprendre que l’action de ces camarades de garde à vue était très bien préparée : du lave-vitre bio mélangé à du charbon, et non pas de la peinture, partant à l’eau et rendant une plainte ridicule. Mais ce que je ne pensais pas possible est arrivé : perquisition à mon domicile. Et quelle perquisition , on en a trouvé des choses !
Après prolongation, ma garde à vue ayant duré 48 heures complètes, je suis allé soutenir ces militants dont j’ai découvert l’histoire. Et là encore, le respect des forces de l’ordre n’était pas trop au rendez-vous. Un peu de lecture, des échanges, et une tentative de sensibiliser ces officiers à la santé publique se sont malheureusement avérés être très infructueux. Je suis sorti dépité. Mais la presse s’en est un peu mêlée, qu’elle soit russe, française de gauche ou de droite.
Aucun des enquêteurs n’a jugé utile d’écouter mon répondeur cependant, alors que je leur avais proposé dès le départ. J’y ai donc trouvé ceci une fois que je suis sorti :
4) Joyeux anniversaire !
Pour l’anniversaire des 1 an des gilets jaunes, j’ai été place d’Italie. Nous avons été coincés, empêchés de sortir, et gazés toute la journée. j’ai voulu sortir, me disperser comme on me l’ordonnait, j’ai essayé de sortir par tous les côtés de la place : rien à faire.
Le soir, dépités, nous sommes allés aux Champs Elysées, et nous avons vu tous les journalistes se faire fouiller, contrôler, tous le monde avoir peur, il régnait une ambiance de couvre-feu sans couvre-feu, comme si la police s’était transformée en milice pour empêcher toute expression publique. J’ai voulu casser cette ambiance de peur, j’ai été le seul à mettre son Gilet Jaune devant l’Arc de Triomphe.
Je ne manifestais pas vraiment, vu que j’étais seul. J’ai simplement donné une interview au seul journaliste qui a réussi à passer jusque-là (mais qui ne l’a semble-t-il jamais publiée) :
Ceci m’a valu une belle petite amende que voici :
5) Josiannnnne
Enfin, comme si ça n’avait pas suffi, le lendemain, en se préparant à rentrer, nous décidons de passer par Les Halles avec Josiane, médecin généraliste qui m’accompagne dans mes aventures. Nous avons été fouillés, un masque à gaz a été trouvé et voilà que Josiane se fait embarquer :
Mathelehrer
und Doktor der Naturwissenschaften, Alexander Samuel ermittelt in Sachen
Tränengas, das gegen « Gelbwesten » eingesetzt wird. Seine Methode
: In die Rauchschwaden eintauchen, um dann Blut- und Urintests zu machen.
Von EMMANUELLE ANIZON Photos BRUNO COUTIER
Öfters haben wir ihn in einer weissen Wolke verschwinden
sehen, aus der er einige Minuten später wieder auftauchte : lange, wirre,
rötliche Mähne, rote Augen, krebsfarbenes Gesicht, weinend, hustend,
schwankend, nahe am Zusammenbruch…. Alexander Samuel, 34 Jahre, Dr. rer. nat.
in Molekularbiologie, Mathelehrer an einer Berufsschule in Grasse und Liebhaber
philosophischer Anschauungsweisen hätte sich nie vorgestellt einmal freiwillig
Tränengas während einer Demo einzuatmen. Noch wie ein Drogenschmuggler
Frankreich zu durchqueren mit Blut- und Urinflakons im Kofferraum seines Autos,
auf der Suche nach einem Labor, das bereit wäre, diese Ladung anzunehmen. Und noch viel weniger hat er damit
gerechnet von der Justiz wegen « Gefährdung des Lebens anderer » vorgeladen zu
werden. Er, dessen einziger zugegebener Gewaltakt darin besteht regelmässig in
ein Mikro zu brüllen, umgeben von den Mitgliedern seiner Metal-Band.
Alexander
geriet am 23. März aus Versehen in die Sache hinein. An diesem Tag begab sich
der Leherer dessen Herz doch « ziemlich links schlägt » als « Beobachter » zu
einer Demo der « Gelbwesten » nach Nizza. Er wurde von einer Gruppe, SOS
UNO, kontaktiert, die Gewaltakte der Polizei auflistet.
« Als sie erfuhren dass ich ein Doktorat in
Naturwissenschaften besitze, haben sie mich gebeten ihnen zu helfen, um die
Auswirkungen des Tränengases zu untersuchen. Sie nannten zahlreiche Symptome:
Bauchschmerzen, Übelkeit, Erbrechen, Muskelschmerzen, starke Kopfschmerzen, Migräne,
sogar Bewusstlosigkeit, Probleme mit der Lunge, dem Herz, der Leber… «
Gelbwesten » wurden hospitalisiert. Sie dachten an eine Blausäurevergiftung.
Blausäure ! Ich hielt sie für verrückt. Aber da es sehr viele Aussagen gab,
nahm ich mir vor, Licht in die Sache zu bringen. »
Alexander Samuel in Aktion bei einer Gelbwestendemonstration in Paris
Alex zieht gerne Sachen ans Licht. Schon an der Uni in Nizza
fiel der brilliante, teils französisch, teils deutsche Doktorant auf, wegen
seiner Neigung die Nase in bestimmte Sachen zu stecken – Veruntreuung von
Subventionen, Korruption der Studentengewerkschaften und andere Machenschaften.
« Alex ist ein Forscher, der nicht nur forscht sondern findet », bezeugt
Guillaume ein ehemaliger Kollege, « er sammelte umfassendes Beweismaterial,
holte Dokumente zusammen, nahm Gespräche auf, er kombinierte die
Vorgehensweisen von Ermittlung und Forschung. »
Langzeittoxizität
Der Lehrer
vertieft sich also in die « Literatur », wie man im Jargon sagt, das heisst in
die wissenschaftlichen Publikationen zu diesem Thema. Methodisch berichtet er
über seine Entdeckungen auf seiner Webside www.gazlacrymo. Er erfährt dass das
von den Ordnugshütern verwendete CS Gas kein Cyanid als solches enthält,
sondern einer seiner Bestandteile, das Malonitril, wird zu Cyanid, wenn es in
den Körper eindringt. Der Mensch verträgt geringe Cyanidmengen, Raucher,
Personen, die viel Kohl, Mandeln oder Maniok essen, verdauen es. In höheren
Dosen verursacht das Cyanid eine Hypoxie, einen Sauerstoffmangel. Und es kann
töten, auch wenn in Frankreich Cyanid als Todesursache noch nicht bescheinigt
wurde. « Die betroffene Person empfindet es wie einen Würgegriff », erklärt
Alex, « und was hat das wohl für Auswirkungen auf die Gesundheit, wenn man
jedes Wochenende gewürgt wird ? Man sagt uns, dass das Tränengas nicht
gefährlich sei, aber man kennt nicht wirklich seine Langzeitwirkung auf die
Gesundheit. » Der Wissenschaftler verbringt seine Tage und Nächte mit dem, was
er für « eine Frage des Öffentlichen Gesundheitswesens » hält. «Tränengas wird
heute von den Ordnungskräften massiv eingesetzt, und nicht nur gegen «
Gelbwesten », Ökos von der Pont de Sully, Party Freaks beim Fête de la Musique
in Nantes, Anwohner und Geschäftsleute, alle wurden dem Gas ausgesetzt, und
allen voran die Polizisten selbst. » Diese jedoch tragen meistens Gasmasken zum
Schutz, aber am 28. Juni hat dennoch ein Polizeikommandant unter der Pont de
Sully wegen Tränengas das Bewusstsein verloren.
Das Cyanid
verschwindet in weniger als 30 Minuten nachdem man dem Tränengas ausgesetzt
war. Jedoch hinterlässt es im Körper einen Biomarker, das Thiocyanat, der
mehrere Wochen lang nachgewiesen werden kann. «
Ich habe Analysenresultate von Gelbwesten gesehen, deren Wert dreimal
höher als der normale war » ereifert sich Alex der Kontakt zu Toxikologen, Ärzten
und Forschern in Frankreich und im Ausland aufnimmt. Die Reaktionen sind
widersprüchlich, es gibt die, wie Jean Marc Sapori von der Giftnotrufzentrale
Lyon, die ihm sagen, er sei auf dem Irrweg und andere, die ihn ermutigen seine
« bemerkenswerte » Arbeit weiterzuführen wie André Picot, Vorsitzender der
Fachgesellschaft Toxikologie-Chemie, ganz zu schweigen von denen die ihm
zuraunen « passen Sie auf sich auf, Sie greifen hier ein zu heikles Thema an ».
Er telefoniert viel und wird mehr und mehr angerufen. Jemand möchte ihm geheime
Dokumente über Gasopfer während des Algerienkriegs übergeben. Unzählige «
Gelbwesten » wollen bezeugen, schicken ihre Analyseergebnisse : wir tragen ihre
Symptome in Tabellen ein und sehen weitere seltsame Dinge hervorkommen. Zum
Beispiel treten bei vielen Frauen selbst nach der Menopause heftige
Regelblutungen auf. Eine Ärztin der Uniklinik Lyon schreibt ihn wegen einem
häufig dem Gas ausgesetzten Patienten an : « er leidet an einem Leberschaden
unbekannter Ursache : Ich frage mich ob das seine Pathologie erklären könnte »
meint sie.
Blutentnahmen
mitten auf der Strasse
Was antworten ? Wie diese Piste unwiderlegbar bestätigen ? Da die Gesundheitsbehörden das Thema nicht aufnehmen und das Innenministerium nur « bitte weitergehen, nichts Bemerkenswertes » einhämmert, beschliessen Alex und drei Ärzte – der Anästhesist Renaud, die Allgemeinmedizinerin Josyane und die Augenärztin Christiane – Krankenschwestern und einige Gelbwesten frische Blutproben direkt während der Demo zu entnehmen.
Die Augenärztin Christiane gehört zum Team
Während
seiner Nachforschungen stiess Alex auf einen Schweizer Hersteller, CyanoGuard,
der Kits zur Messung des Cyanidgehalts im Blut herausbrachte. « Das
funktioniert wie ein Alkoholtest, solange die Farbe orange bleibt ist es o.k.,
wenn sie ins Violette übergeht ist der Cyanidgehalt gefährlich hoch. Die sind
ernst zu nehmen, sie haben in der bedeutenden Zeitschrift der Royal Society of
Chemistry publiziert, das FBI arbeitet mit ihren Produkten. » Alex und die
Ärzte kaufen 10 Kits a 15 € und gleichzeitig wollen sie Blutproben ins Labor
schicken, um den Thiocyanatgehalt zu bestimmen. « Wenn man beide Methoden
miteinander kombiniert, wird die Zuverlässigkeit der Resultate bestärkt. » Und
so kam es, dass die « Gelbwesten » am 20. April in Paris zwischen Gasschwaden,
Rauch, LBD Launchern und Panikbewegungen eine kleine mit Helmen, Spritzen und
Blutentnahmeröhrchen ausgerüstete Gruppe Personen sahen, die Blutproben direkt
auf dem Trottoir entnahmen.
Die
Resultate sind enttäuschend : die Farbschattierungen des Cyanokits sind schwer
zu interpretieren. « CyanoGard sagt uns « das ist positiv », aber ich hatte
Zweifel. Weitere Überraschung : die Resultate für die Thiocyanatspiegel, die
vom einzigen dafür zuständigen Labor Frankreichs in Lyon erstellt wurden sind
meistens negativ. « Auch die der Raucher, was unmöglich ist ! » Alex kann sich
ein verschmiztes Lausbuben-Lächeln nicht verbeissen und wird dabei rot. Der
Lehrer will nicht annehmen, dass die Resultate absichtlich gefälscht seien,
aber er hält es für zweckdienlich neue Blutentnahmeröhrchen in einem
ausländischen « unabhängigen » Labor analysieren zu lassen.
Am 1. Mai, während es am Rande einer Gewerkschaftskundgebung in Paris zu Ausschreitungen kam, schlägt die kleine Gruppe wieder zu, diesmal in der Eingangshalle eines Wohnhauses vor neugierigen Blicken geschützt. « « Gelbwesten » warteten an der Tür, um uns zu verprügeln », weil die Aktivisten-Gruppe beunruhigt. Innerhalb SOS UNO, wovon Alex und die Ärze sich distanzierten, kam es zu politischen Querelen und Meinungsverschiedenheiten. Videos über Blutentnahmen zirkulieren in den sozialen Netzwerken, welche die Ärzte wie Mörder erscheinen lassen. Die Medien berichten von einer « Gelbweste » deren Schwäche das Ärzteteam ausgenuzt hätte, um eine Blutprobe zu entnehmen. Die Ärztekammer wird eingeschaltet, sie erklärt, dass es an sich nicht verboten sei, eine Blutprobe auf offener Strasse zu entnehmen, aber dass dabei bestimmte Vorschriften zu beachten seien. « Unsere Blutproben wurden unter Beachtung dieser Regeln entnommen und alle betroffenen Personen unterzeichneten ein schriftliches Einverständnis » versichern die Ärzte des Teams. Die Staatsanwaltschaft eröffnet Ermittlungen. Der Direktor der Schule, an der Alex unterrichtet, bekommt Emails, die den « erleuchteten Spinner » denunzieren.
Die Aktivisten machen unmittelbare Blutanalysen in einem Fast-Food
Unter
diesem massiven Druck bekommen manche der Gruppe Angst und geben auf. Aber
nicht Alex, der mit einem Kern kühner Mitstreiter nochmals bei Null anfängt.
Man wirft ihnen vor das Blut anderer zu entnehmen ? Jetzt entnehmen sie es
bei sich selbst. Nicht mehr auf der Strasse, sondern im ersten Stock eines
Fast-Food in Montpellier, der (dank der Komplizenschaft des Pro-Gelbwesten
Geschäftsführers) in ein Underground -Lazarett umgewandelt wurde. An diesem Tag
war der « Obs » mit dabei und ebenso der Schweizer Fabrikant des Cyanokit, der
persönlich anreiste, um die Operation zu überwachen. Dieses Mal konnte der
Blausäuregehalt beziffert werden. « Wir sind von 0 oder 0,1 vor Begasung auf
0,7 danach gestiegen », analysiert Alex, « wobei sich der
Gefährlichkeits-Schwellwert bei 0,5 situiert. Das bedeutet, dass Bausäure und
Gas zusammenhängen. » Nur, dass für Toxikologen die Zahlen dieses nicht
homologisierten Kits keinen offiziellen Beweis darstellen. Gleichzeitig hat
Alex die Blutentnahmeröhrchen für die Thiocyanat-Analyse eigenhändig in einer
bekannten belgischen Universität abgegeben. Vierundzwanzig Stunden Autofahrt.
Die Professoren, offensichtlich interessiert, haben sich lange mit ihm
unterhalten, aber ihr Labor hat sich schliesslich inkompetent erklärt. « Sie
wollen keine Schwierigkeiten, sie wissen, dass sie dem französischen Staat
gegenüberstehen » interpretiert Alex. Angst oder nicht, es musste weitergesucht
werden. Die Deutschen zögerten, haben an ein englisches Labor verwiesen,
welches die Proben akzeptierte. Die Blutentnahmeröhrchen sind angekommen… aber
zu spät… « Pff, sie waren hämolysiert »
stöhnt Alex. Übersetzung : zu alt.
Vorladung
vom Gericht
Der
Fortsetzungsroman ging weiter, wir ersparen Ihnen die einzelnen Episoden.
Erwähnen wir dennoch Urinanalyse durch Massenspektronomie, mit Verteilung von
Urinprobebechern an « Gelbwesten ». « Sie blieben sehr misstrauisch, wir
konnten nur zwei Urinproben einbringen… darunter der meine » gibt Alex zu. Zwei,
das ist wenig. Aber für 50 € die Analyse hätten sie sich auf keinen Fall viele
Tests leisten können. Mit den Cyanokits, Versandkosten, Analysen, Anwalt,
Benzinkostren meint der Lehrer an die 5000 € ausgegeben zu haben, d.h. einen
guten Teil seiner Ersparnisse, die er für Renovierungsarbeiten seiner neuen
Wohnung vorgesehen hatte. Er erzählt es mit seinem verschmitzem Spitzbuben-Lächeln.
Er sagt, es sei ihm egal. Was ihn stört ist das Gerichtsverfahren wegen «
Gefährdung des Lebens anderer » und « verbotener Forschung ». Anfang Juli
wurden er und die drei Ärzte lange verhört. Sie riskieren Strafvollzug. Das
sollte sie einschüchtern. Warum noch länger in diesem Misthaufen herumstochern
? « Wir hören nicht auf, bevor eine ernshafte epidemioliogische Studie die
Angelegenheit übernimmt. » Mit seinem Ärztetrio will Alex einen Appell an den
öffentlichen Gesundheitsdienst richten. In der Zwischenzeit wird er weitehin Dinge
zutage fördern.
A propos
Tränengas
Tränengas
ist eine chemische Verbindung, die Reizungen der Augen und der Atemwege
hervorruft. Wie für jede chemische Waffe ist sein Einsatz in bewaffneten
Konflikten durch die Chemiewaffenkonvention verboten. Paradoxerweise gilt
dieses Verbot nicht im Rahmen der Aufrechterhaltung der öffentlichen Ordnung.
Es gibt mehrere Arten von Tränengas. In Frankreich verwenden die OrdnungsKräfte
das CS-Gas (2-Chlorbenzylidenmalonsäuredinitril) und zwar immer massiver, wie
es die Demos der letzten Jahre zeigten. Die Gefährlichkeit dieses Gases ist
proportional zu seiner Konzentration und den Einsatzbedingungen. Offiziell ist
es nicht tödlich, aber von Todesfällen wurde berichtet bei Verwendung in
geschlossenem Millieu wie während der Belagerung der Branch Davidias-Sekte von
Waco 1993 in USA oder auch bei Aufständen in Ägypten und Bahrein. In Frankreich
beträgt die CS-Konzentration in den Sprengkörpern 10% teilt uns die
Polizeidirektion mit, und präzisiert : Wir verwenden das Gas schon so lange,
dass, wenn es gefährlich wäre, dann wären wir selbst die ersten Opfer und
unsere Polizeigewerkschaften hätten es angeprangert.
Tear gas is actually not a gas, but consists of solid particles in suspension. The average diameter is 8 microns, larger than the 3 microns of most filters block, so an A-P3 filter is enough to protect your airways.
To check if the mask is properly adjusted, block the air inlet where the filter is located with your hand and check if you can breathe: if it is the case, air passes through the sides and the mask is not adjusted tightly enough.
Protective goggles must be waterproof, to avoid the penetration of solid particles. However, it is better to take impact resistant glasses (risk of shots from rubber bullets), swimming pool glasses can cause damage by breaking.
To protect themselves from skin penetration, some use plastic film, or put on gloves and waterproof clothing…
Extinguish pellets
Water
Traffic cone
Pellet Trap
Campden tablets could be added to water for better efficiency
Original article of CS gas discovery by Corson and Stoughton in 1928, bisulfites (Campden tablets or E223) might be useful because they react with CS gas, with SO2 liberation though so handle carefully.
Post Exposure
After exposure, it is important to take a COLD shower to avoid opening of skin pores and letting the molecules in. Clothing should be removed as soon as possible and then insulated or washed. In case of young children exposure, it may be useful to remove the clothes immediately and put on a survival blanket. Exposure should be minimized by removing contaminated clothing which may come into contact with the child, including that of adults nearby.
Post exposure products
We do not recommend the use of any of these products, we only list the products already used, recommended by some or existing.
CS is more irritating at high temperatures, and can only irritate in the presence of water (humidity, sweat, etc.). US soldiers use a decontamination technique which consists of drying the exposed area off, then applying decontaminant and washing it off.
In the field, many techniques have been developed, here are their advantages and disadvantages. We do not recommend the use of any of these products, and all drugs or medical devices should only be taken in the presence of a doctor.
Following exposure to tear gas, washing / rinsing using a Gaviscon® or Maalox® mixture with water in the presence of a doctor will reduce the burning sensation of the skin and mouth and prevent product penetration. An alcohol-free cleansing wipe can be used to remove as much product as possible from the skin. However, in case of excessive application, these products are irritants. The use of Dacryoserum® in the presence of a doctor will only serve to dissolve the product in the eyeball, but in no case will prevent its penetration. If rinsed with water, it must be cold in order to avoid an opening of the pores which would favor penetration of the product. The skin should be rubbed without irritating it. This action is to be carried out at the end of the day. Do not use soap at first. Take the opportunity to rinse your mouth and throat (by gargles) and eyes. Also rinse hair thoroughly before using a mild shampoo. Eye and skin washed with Diphoterine® in the presence of a doctor, an aqueous solution containing amphoteric salts are recommended by some and rejected by others. Two views clash because, according to certain industrial hygiene specialists and certain chemists, this neutral pH product does not contain any particular or special products which can prove its usefulness.
Post-Cyanide exposure
To prevent risks due to exposure to cyanide by CS gas metabolism, André Picot, a famous french chemist, gave us dietary advice
The elements below are used in large quantities by the body to get rid of cyanide produced by the metabolism of CS gas, which ultimately leads to deficiencies and fatigue. We have completed the initial list of recommended foods. You can recover these elements by a simple and natural means: alimentation:
SULFUR: parsley, radishes, leeks, beans, lentils all foods containing natural sulfur garlic, onion, shallots, chives, cabbage, turnips, tap water, mineral water (especially those containing sulfates), wines (sulfites)…
B12: good quality calf’s liver (without hormones) meat, milk, kidneys, brewer’s yeast, edible seaweed, cod liver oil (in order of importance in intake: liver, caviar, mackerel, oysters, herring, beef , trout, tuna, sea bass, emmental, camembert, egg, plaice, fresh cottage cheese).
COBALT: cobalt food supplement in organic stores
In addition, when after manifestation you present extreme fatigue for several days, it may be useful to follow these dietary recommendations:
ZINC AND SELENIUM (anti-fatigue): broccoli, hazelnuts, nuts, almonds, chocolate, oysters, grilled wheat germ, veal liver, braised beef, dried shiitakes (mushrooms), grilled or oven-roasted squash seeds, crab, lentils, tartar or raw ground beef
Lanceur
d’alerte. Le jeune biologiste niçois met en lumière des doses importantes
de cyanure dans le sang des manifestants exposés à cette arme chimique.
«Du cyanure dans les gaz
lacrymogènes utilisés pour le maintien de l’ordre ? Le gouvernement
empoisonnerait la population ? Impensable ! » C’est la première réaction
d’Alexander Samuel, enseignant en mathématiques et docteur en biologie, lorsque
le gilet jaune Julien Chaize, en avril 2019, lui demande d’étudier cette
hypothèse. Six mois plus tard, le jeune scientifique niçois en est persuadé,
des doses non négligeables de poison circulent dans le sang des manifestants
gazés.
Cette conviction
dérange. Samedi 2 novembre, Alexander a été placé en garde à vue au motif
qu’il serait impliqué dans une attaque symbolique, à la peinture bio, d’une
banque. Il s’en défend mais reste enfermé quarante-huit heures. Son domicile
est perquisitionné. Son matériel informatique et de nombreux documents sont
minutieusement inspectés. Un manuel militaire de 1957, « sur la protection
contre les gaz de combat », est saisi et détruit.
À l’écart, il observe
les violences
Cet épisode n’est
apparemment pas lié à ses recherches sur les gaz lacrymogènes. Quoi qu’il en
soit, le biologiste a déjà compilé ses travaux dans un rapport. Il sera publié
dans les prochains jours par l’Association Toxicologie Chimie, fondée par André
Picot, directeur honoraire de l’unité de prévention du risque chimique au CNRS.
Ce dernier sera cosignataire de la publication d’Alexander, aux côtés d’autres
chercheurs et médecins.
Rien ne laissait
présager un tel résultat quand, au début du printemps, Alexander se rend pour
la première fois à une manifestation de gilets jaunes. « J’étais méfiant,
avoue-t-il. Dans les Alpes-Maritimes, l’extrême droite était très présente au
début du mouvement et mes convictions écologistes étaient en contradiction avec
les revendications liées aux taxes sur le carburant. » Curieux, il se rend
cependant au rassemblement organisé le 23 mars, à Nice.
À l’écart, il observe
les violentes charges de police au cours desquelles la responsable d’Attac,
Geneviève Legay, est gravement blessée. Alexander n’assiste pas directement à
la scène mais il voit les street medics, ces secouristes militants qui
interviennent lors des manifestations, empêchés d’intervenir et se faire
interpeller. Alexander filme. Il est immédiatement placé en garde à vue. C’est
sa première fois.
« J’ai été choqué,
confie le scientifique. Les conditions de ma détention, les mensonges
d’Emmanuel Macron et du procureur concernant Geneviève Legay ont fait que je me
suis solidarisé avec le mouvement. » Il décide de rassembler tout ce qui
pourrait permettre de rétablir la vérité et de le transmettre à des gilets
jaunes qui entendent saisir l’ONU. Parmi eux, Julien Chaize veut le convaincre
de se pencher sur le cas d’une manifestante qui, à la suite d’une exposition
aux gaz lacrymogènes, affichait un taux anormalement élevé dans le sang de
thiocyanate, molécule formée après l’assimilation du cyanure par le foie.
C’est un cas isolé.
Impossible pour Alexander d’y voir la preuve d’un empoisonnement massif de la population.
Incrédule, il participe cependant à d’autres manifestations et observe les
réactions des personnes exposées aux gaz. Vomissements, irritations,
désorientation, perte de connaissance… ces fumées ne font pas seulement
pleurer.
Alexander consulte la
littérature scientifique. Le composant lacrymogène utilisé en France est le
2-Chlorobenzylidène malonitrile. Comme il est considéré comme arme chimique,
son emploi est interdit dans le cadre de conflits armés. Pas pour le maintien
de l’ordre. Pour le biologiste, le verdict est clair, cette molécule, une fois
présente dans le sang, libère du cyanure. Plusieurs études, depuis 1950,
l’affirment. Aucune ne dit le contraire. Mais ce poison est également présent
dans les cigarettes et dans une multitude d’aliments. Sa dangerosité est donc
une question de dosage. Comment le mesurer ?
Alexander et trois
médecins gilets jaunes proposent alors aux manifestants de faire analyser leur
sang afin de déterminer un taux de thiocyanate. Mais ce marqueur n’est pas
assez fiable. Il faut quantifier le cyanure. Or, le poison n’est détectable
dans le sang que pendant quelques dizaines de minutes. Munis de kit d’analyses,
d’ordonnances et de formulaires à faire signer par les candidats à un examen,
ils décident de faire des prises de sang et d’urine directement pendant les
manifestations du 20 avril et du 1er Mai.
Les résultats sont
édifiants
Les résultats des
premiers prélèvements confirment bien la présence importante de cyanure, mais
n’en donnent pas le dosage précis. Le 8 juin, à Montpellier, l’équipe
perfectionne son protocole. Alexander, les trois médecins et quelques complices
se font eux-mêmes cobayes de leur expérience. Ils testent leur sang avant la
manifestation puis après. Les résultats sont édifiants. La communauté scientifique
considère l’empoisonnement au cyanure à partir de 0,5 mg par litre de sang
et sa dose mortelle à 1 mg. Parmi les personnes testées, deux affichent
des taux voisins de 0,7 mg par litre.
Leur démarche inquiète certains gilets jaunes et dérange les autorités. Alexander et les trois médecins font, depuis mai, l’objet d’une enquête préliminaire pour « violence aggravée et mise en danger de la vie d’autrui ». L’affaire suit son cours. Les chercheurs-suspects ont même été entendus, pendant l’été, par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Alexander a subi une nouvelle garde à vue au mois de septembre. Ils ont reçu de nombreuses menaces. Mais rien ne les a empêchés de continuer. La population doit être informée. Les policiers, eux-mêmes exposés, doivent savoir. La vérité doit éclater.